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RPA
Jan 26, 2023

Le low-code pour accélérer vos projets de transformation

Les solutions Low-code proposent une approche visuelle du développement de logiciels, en complément des développement traditionnels. Plus besoin de connaître un langage de programmation pour développer son site web, un simple assemblage d’objets permet de le créer en quelques clics.  

C’est ce qu’on pourrait appeler le LEGO IT : Un assemblage de briques fonctionnelles et techniques permet d’obtenir un produit fini, utilisable. 

Utilisées pour automatiser des processus, ou développer de nouvelles applications, ces solutions promettent un gain de temps de développement, avec des plateformes simples à prendre en main. 

Apparues il y a une dizaine d’années, ces plateformes atteignent aujourd’hui un niveau de maturité qui les rendent incontournable dans le paysage des solutions IT proposées pour développer de nouvelles applications. Les plateformes low-code leaders du marché sont : Outsystems, Mendix, Microsoft, Service now, Appian, Salesforce 

No-code/low-code: Why you should be paying attention | VentureBeat

 

Elles proposent une interface de développement accessible aussi bien aux non-professionnels de l’informatique (No-code) qu’aux ingénieurs et experts en développement (Low-code).  Bien que leur prise en main soit facile, l’utilisation de ces plateformes nécessite une phase d’apprentissage pour construire des applications performantes et maintenables. 

Le Gartner prévoit que : « D’ici 2024, le développement d’applications Low-code représentera plus de 65% de l’activité de développent d’applications. » 

Le low-code n’est pas pour autant un système magique qui répond à tous les besoins de l’entreprise. Construire son SI sur une solution low-code serait bien trop risqué au regard des contraintes de sécurité, d’évolutivité, de performance ou encore de réversibilité. 

Dans un premier temps, le low-code vous permettra de réduire le shadow IT, au travers d’une approche de développement collaborative avec les utilisateurs Métier. Cette proximité Métier facilite la compréhension des besoins que l’on peut qualifier de confort, que l’IT traditionnelle n’a pas le temps d’adresser.  

Ces besoins ont été comblés au fil des ans au travers de développements réalisés hors IT, par des stagiaires, ou des utilisateurs intéressés par l’informatique. Dans les technologies utilisées pour le shadow-IT, on rencontre souvent des applications Lotus Notes, des traitements Excel, VBA ou encore Access.  

Les applications ainsi créées s’exécutent sur les PC personnels, sans prise en compte des contraintes de sauvegarde, de maintenabilité, de sécurité, de protection des données…  

Parfois ces solutions sont devenues clefs dans certains processus d’entreprise, alors que leur survie ne dépend que de la bonne volonté d’un collaborateur métier. Que se passe-t-il lorsque ce collaborateur est muté dans un autre service, ou quitte l’entreprise ? Le business se tourne alors vers l’IT pour chercher une solution de remplacement. 

Le low-code est une solution pour migrer ces applications vers une plateforme officielle, opérée par l’IT, et garantissant un niveau de service adapté aux contraintes de l’entreprise. Le low-code doit se présenter comme une offre de services IT, permettant de répondre aux besoins courants non stratégiques mais apportant rapidement de la valeur (quick win). 

Ignorer cette technologie côté IT reviendrait à laisser au métier l’initiative des développements rapides, qui seraient alors réalisés sur des plateformes Low code proposées en mode SAAS, avec le risque de création d’un SI parallèle qui viendrait grossir le shadow IT existant.  Au-delà de la réduction du shadow IT, le développement low-code peut être utile pour transformer rapidement une idée Métier en application utilisable, démontrer la valeur de cette idée, avant de passer à l’étape d’industrialisation. Il favorise l’innovation à travers le prototypage. 

Vous pouvez ainsi développer rapidement une nouvelle application, la déployer auprès d’un panel d’utilisateurs, observer les résultats et prendre factuellement la décision de poursuivre ou non cette initiative. En cas d’abandon, le write-off (impact financier de l’abandon de l’investissement) sera faible, et ne découragera pas les prochains candidats à l’innovation. En cas de succès, le prototype sera transformé en application cible, soit en poursuivant le développement sur la plateforme low-code, soit en développant une nouvelle application en langage traditionnel. 

Une contrainte forte du low-code est liée aux aspects de dépendance. La plupart de solutions low-code sont propriétaires. Vous n’avez pas accès au code source généré, les données sont stockées dans un format que vous ne maitrisez pas. Comment garantir la performance, la portabilité, la réversibilité, la sobriété numérique, notions que toute DSI doit prendre en compte avant de choisir une nouvelle solution ? 

Choisir une plateforme Low-code, c’est s’engager sur le long terme avec un éditeur. Ce dernier doit être choisi selon des critères de performance et de prix, mais aussi de pérennité de la solution. 

En conclusion, le low-code apporte une réelle valeur ajoutée pour des besoins métiers difficilement adressables par l’IT traditionnelle. Il réduit le shadow IT et rend officielles des applications Métiers auparavant mal maîtrisées. Mais son usage doit rester limité à des fonctions simples, qui peuvent être développées par assemblage de blocs fonctionnels et techniques préconçus. Il n’est pas recommandé pour développer des applications complexes avec des fonctions très spécifiques. 

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Hervé

Hervé

Directeur de Practices Cloud-Devops-Fast IT

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